Les anime

Tout d’abord, j’aimerais préciser une différence essentielle entre les deux supports qui sont le manga et les anime. Bien que parfois le terme manga soit utilisé pour les deux, je consacrerai la partie dédiée aux bandes dessinées japonaises dans un autre article.

Je traite ici uniquement les œuvres en lien avec les anime, c’est-à-dire les dessins animés japonais.

Les œuvres de mon enfance

Tout a commencé par le plus célèbre robot de l’espace, arrivé en juillet 1978 sur nos écrans en France, j’ai nommé Goldorak (UFO Robot Grendizer). Né en 1976, j’ai donc été bercé par cet ovni télévisuel de l’époque qui fut une véritable révolution. Cet anime marqua, par la suite, le débarquement abondant dans notre pays de séries nippones.

Très vite, mon intérêt d’enfant s’est porté sur ce genre pas comme les autres. De préférence aux animations plus standards, j’adorais regarder ces séries mettant en scène des héros parcourant l’espace. Durant les années 1980, elles faisaient parties des émissions proposées à la jeunesse comme récré A2, Youpi ! L’école est finie, et le fameux Club Dorothée.

Ces dessins animés sont devenus des classiques qui ont marqué toute une génération :

Cobra (Space Adventure Cobra). Je me souviens avoir pris une claque visuelle et scénaristique. Le héros, figure invincible contre des méchants les plus charismatiques les uns des autres. Une succession d’aventures des plus passionnantes.

Capitaine Flam (Captain Futur). Basé sur une série de romans de space opera, cet animé est bien plus sage qu’un « Cobra ». J’aimais beaucoup les explications scientifiques qui crédibilisaient l’œuvre.

Albator le corsaire de l’espace (Captain Harlock). Épique, face à la dystopie de la fin du monde et d’une invasion extra-terrestre imminente, un hors la loi se bat avec son équipage au nom de la liberté. J’adorais l’idée que le vaisseau Arcadia ait récupéré la conscience de son concepteur décédé.

Ulysse 31. Habile mélange de science-fiction et de mythologie, Ulysse parcourt l’immensité de l’Olympe afin de regagner le chemin de sa terre natale.

Robotech (Super Dimension Fortress Macross). Une mystérieuse forteresse spatiale s’écrase sur notre planète, apportant une nouvelle source de technologie à l’espèce humaine. Le vaisseau se trouve restauré pour parer l’invasion imminente d’extra-terrestres. L’intrigue ajoute un triangle amoureux et le mariage étonnant d’un homme avec une ennemie. Cette série m’a beaucoup passionnée.

Les œuvres de mon adolescence

À la rentrée 1987 apparaît le club Dorothée qui renouvelle le genre en proposant :

Les Chevaliers du Zodiaque (Saint Seiya). De jeunes garçons développent une force surpuissante et revêtent leurs amures pour protéger le monde. La conception originale et variée des armures (cloths) est inspirée par la mythologie grecque et les constellations du ciel. Une série qui a connu beaucoup de spin-offs par la suite.

Ken le survivant (Hokuto no Ken). Dans un univers post-apocalyptique, l’humanité survit. Parmi eux, les adeptes d’écoles d’arts martiaux s’affrontent pour dominer ou sauver les rescapés. Une série ultra-violente pour se défouler.


Dragon Ball. Son Goku est un petit garçon à la force prodigieuse qui va voyager pour rechercher les mystérieuses dragon balls capables de réaliser un vœu. En rencontrant ses amis et aussi ses adversaires, il va progresser dans son entraînement aux arts martiaux. Personnellement, c’est la première partie de l’histoire que je préfère, car il y a moins de longueur dans les affrontements.

Nicky Larson (City Hunter). Le garde du corps le plus obsédé par les femmes de tout le japon m’a fait mourir de rire plus d’une fois (et je ne parle pas encore du manga). Du gros calibre avec des nanas sexy, what else ? Ah si, un marteau de 100 tonnes !

Le scandale de l’animation japonaise

La brutalité des séries comme Ken le survivant fait scandale à ce moment. En effet, les dessins animés japonais semblaient mettre en avant le sexe et la violence. Ils furent critiqués de façon négative par la presse, car ils donnaient une image déplorable pour la jeunesse, estimant que ces œuvres étaient réservées aux enfants.

Certaines séries ont du choquer les enfants moins âgés que moi à cause d’une communication inexistante et de mauvaises programmations à l’époque car certaines séries se révélaient choquantes.

Au-delà des apparences, ces anime illustrent certaines valeurs humaines fondamentales. Les héros démontrent ou dénoncent un sens de la morale et trouvent toujours la force de se relever face à la brutalité et la cruauté de la vie. Plus d’une fois, j’ai pris exemple sur eux pour répondre aux situations délicates auxquelles j’étais confronté. Cela m’a permis d’avancer dans la vie.

Le renouveau

Au milieu des années 1990, le courant des dessins animés japonais commence à s’essouffler, et le marché qui avait tendance à saturer s’écroule. Les distributeurs prennent le pari de toucher ouvertement un public d’âge mûr. Certaines productions apparaissent dans les salles obscures et les OAV en support vidéo.

Akira. C’est le film qui a donné une nouvelle vision de l’animation japonaise en France. L’action est permanente, l’intrigue captivante, les personnages sont attachants et souvent drôles. Des enfants capables de détruire une mégapole. Cela reste une animation et une esthétique incomparable pour l’époque. Le manga, bien que relativement court, reste en lui-même un monument.


Le tombeau des Lucioles. Attention, ayez une boîte de mouchoirs à portée de main lors de la diffusion de cette œuvre perturbante des plus émouvantes ! Vous n’oublierez jamais la tragédie de ces deux jeunes enfants.

Ghost in the Shell. Un film de science-fiction ultra futuriste où la technologie de l’internet domine. J’aime beaucoup le souci du détail apporté dans l’histoire, l’action alternant avec les explications.

Ces derniers exemples sont la preuve parfaite que les dessins animés ne sont pas forcément destinés uniquement aux enfants. Nous en avons l’affirmation aujourd’hui, en 2020, les films et séries japonaises ont trouvé leur marché depuis longtemps et sont perçus comme un média autant diversifié que le cinéma.

C’est en août 1997, soit après dix ans de loyaux services, que prend fin le Club Dorothée. Cet événement clôt la première vague d’une génération.

Les œuvres de ma vie adulte

Progressivement, ce tournant rassemble les nostalgiques et de nouveaux adeptes. Ainsi les spectateurs distinguent mieux aujourd’hui les anime et ne les confondent pas avec les émissions  destinées à la jeunesses.

Neon Genesis Evangelion vient continuer à redorer le blason pour un public mûr et passionné. Sous ses allures classiques d’histoire de robots qui se battent contre des ennemis inconnus, une intrigue beaucoup plus profonde se dessine. Les personnages, au caractère traumatisé, font partie d’une trame qui dépasse le complot le plus incroyable.

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Début 2000, internet se démocratise pour populariser les anime les plus récents, grâce aux fansubs. Simultanément, les ventes de DVD qui proposent des séries intégrales explosent. Les suites de Saint Seiya et de Cobra furent réalisées alors qu’avant cette décennie il était impensable que cela se produise.

Fullmetal Alchemist. Deux frères s’enrôlent dans l’armée d’un monde steampunk pour révéler le secret de la pierre philosophale et retrouver leur corps d’origine. La capacité de maîtriser l’échange équivalent de la transformation de la matière m’a beaucoup inspiré.

La mélancolie de Haruhi Suzimiya. J’ai beaucoup aimé cette histoire contemporaine très originale qui part du principe que le héros est le seul de son groupe qui n’a aucun don fantastique particulier. Le caractère de Haruhi est tellement agaçant !

Steins Gate. Pour ma part, c’est une des fictions les plus réussies pour illustrer le voyage dans le temps, comme Doctor Who et Retour vers le futur. Passé la première partie, un peu longue, qui plante le décor, ce n’est que du bonheur avec des rebondissements inattendus dans un système très cohérent.

Les light novels

Je voulais conclure par les anime adaptés de séries de courts romans (autour des deux cent cinquante pages) qui décrivent une histoire originale d’un univers manga.

Le plus connu en France étant Sword Art Online. Dans cette époque futuriste, internet et les jeux vidéos innovent en proposant des mondes alternatifs grâce à l’authenticité de la réalité virtuelle. L’accroche astucieuse du premier volume prévient que si l’on périt dans le jeu, on meut aussi dans la réalité.

Re-Zero. À part quelques rares titres, je ne suis pas forcément fan des isekai (généralement un individu banal qui se retrouve catapulté dans un univers fantastique). Même si le héros peu paraitre pénible, je trouve quand même son pouvoir de la mort réversible très original. La série est très riche en personnages étranges et l’intrigue se révèle souvent bien cruelle.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir quelques ouvrages que vous ne connaissiez pas. À vous de me dire celles qui vous font vibrer.

N’hésitez pas à me contacter par le formulaire ou à me laisser un commentaire pour m’aider à modifier, corriger ou ajouter des infos.


Sources :

Je me suis inspiré de l’article de la rétrospective pour reprendre l’historique et m’y retrouver dans mes souvenirs :

https://www.fangirl.eu/

Les illustrations sont mes photos personnelles prises durant mes visites à Japan Expo.

 

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